Ma mission d’aide humanitaire

                                               Kpalimé, le 24 février 2014

Bonjour !

Je m’appelle Marie BUZON, j’ai dix-huit ans ; et dans cet article, je vais vous expliquer au mieux en quoi consiste ma mission d’aide humanitaire. Quelles sont les convictions qui m’ont poussée à choisir celle-ci et la réalité que j’ai pu commencer à observer sur le terrain.

En décembre 2013, j’ai décidé de partir en Afrique pour apporter à mon échelle, une aide humanitaire. J’ai arrêté mes études qui ne me plaisaient pas et préparé ma mission d’aide humanitaire avec JVSM-TOGO. Cette association d’aide humanitaire me semblait fiable et les frais demandés étaient dans mes moyens.

J’ai préparé mon séjour d’aide humanitaire avec l’appui de JVSM-TOGO pour les démarches, puis me voilà, deux mois plus tard, à Kpalimé, où je débute tout juste ma première mission d’aide humanitaire. L’enseignement dans une classe de CE de l’école évangélique Centrale.

Lorsque je me suis décidée à partir au Togo, je me suis dit qu’il me fallait une expérience, même brève, d’aide humanitaire préalablement. Je participais déjà à des actions ponctuelles au Resto du cœur en France, mais comme je n’avais plus de cours à suivre en décembre, j’y ai travaillé durant un mois en tant que bénévole à temps plein. J’y ai apporté mon aide humanitaire durant un mois.

Là-bas, je rencontrais des enfants, mais majoritairement des parents défavorisés. Cela m’a permis d’orienter ma passion du social et de l’aide humanitaire vers les enfants, que, je trouve, ne devraient pas vivre de pareil situations à leur âge. Il était clair pour moi que partir en mission d’aide humanitaire dans un pays en voie de développement pourrait beaucoup m’enrichir et me captiver.

Afin de nourrir davantage encore ma mission, j’ai décidé de combiner deux missions d’aide humanitaire auprès d’enfants. Tout d’abord une mission d’enseignement avec les CE de deux mois, puis une mission d’Aide et d’Assistance aux orphelins, où j’ai demandé à m’occuper majoritairement des tout petits. J’ai fais ce choix afin de varier l’âge des enfants ainsi que la structure de ma mission d’aide humanitaire. Ainsi, je pourrai agrandir et enrichir ma vision du quotidien de la jeune population togolaise.

La réalité sur le terrain lors des débuts de l’aide humanitaire nous parait totalement incongrue. Il y a un fossé énorme entre les enfants européens et les togolais qui dès le plus jeune âge, sont livrés à eux même. En tout cas d’après ce que j’ai pu voir jusqu’à maintenant, durant ma première matinée d’aide humanitaire à l’école. Ce qui m’a plu avec JVSM-TOGO, c’est avant tout l’idée d’un suivi sur le long terme, qui permet de montrer des projets. Cela amène un véritable objectif durable aux missions d’aide humanitaire. Ici, nous pouvons apporter notre point de vue européen sur la façon d’agir. Un véritable partenariat se crée entre l’équipe locale et le volontaire en mission d’aide humanitaire.

Lorsque je suis arrivée à l’école, le choc a été brutal. J’ai pu remarquer, durant cette matinée d’approche pour une débutante comme moi dans les séjours d’aide humanitaire, que les élèves, pour certains, ont de grosses lacunes. Aujourd’hui dès mon arrivée pour la mission d’aide humanitaire, ils tenaient la classe seuls, et l’un d’eux s’est improvisé maître. En effet, les professeurs étaient réquisitionnés pour surveiller et corriger la composition, examen des primaires. De plus, les classes sont assez mal équipées et dans un état qui peut nous paraître choquant lorsque l’on commence cette aide humanitaire. De surcroît, imaginez ma surprise, lorsque j’ai su que les professeurs frappaient encore leurs élèves à la règle. En mission d’aide humanitaire, il y a donc beaucoup que nous pouvons apporter à notre échelle, que ce soit au niveau des fournitures, de la méthodes, ou de la rigueur, et je pense que c’est le cas dans toutes les structures.

Enfin, ce qui m’a motivé pour ma seconde mission d’aide humanitaire est l’idée de pouvoir éduquer des enfants qui n’ont pas la chance d’avoir des parents présents pour leur inculquer un mode de vie sain. Il faut savoir que dans ce pays, les orphelins peuvent être récupérés par des trafiquants ou laissés dans la rue puisque la pauvreté et le manque de structure est telle que personne ne peut les prendre en charge.

Pour finir, pour moi, une mission d’aide humanitaire est avant tout un échange de culture et une tentative d’amélioration créée par le mélange des savoirs de chacun, et c’est ce qui m’a poussé à partir. Je ne le regrette absolument pas, l’aide humanitaire est une expérience unique où chacun s’épanouit pleinement.

Marie BUZON, Volontaire française en mission humanitaire avec JVSM-TOGO.

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